ESCRITORES



OS DRAGÕES NÃO CONHECEM O PARAÍSO





Autor: Caio Fernando Abreu
Título: OS DRAGÕES NÃO CONHECEM O PARAÍSO, LES DRAGONS NE CONNAISSENT PAS LE PARADIS
Idiomas: port, fra
Tradutor: Claire Cayron et Alain Keruzoré(fra)
Data: 26/12/2004

LES DRAGONS NE CONNAISSENT PAS LE PARADIS

 

Belle. Une histoire horrible.

Vous ne savez rien de la malédiction
et jamais n’avez vu de miracle
jamais n’avez pleuré seule dans des toilettes sales
et jamais voulu voir la face de Dieu.
Cazuza – Seules les Mères sont heureuses

Caio Fernando Abreu

C’est seulement après avoir pressé plusieurs fois le bouton de sonnette qu’il entendit le bruit des pas descendant l’escalier. Et il revit le tapis usé, autrefois pourpre, puis à peine rouge, et plus tard d’un rose de plus en plus clair – à présent, de quelle couleur? –, entendit l’aboiement discordant d’un chien, une toux nocturne, des bruits secs, et perçut enfin la lumière à l’intérieur de la maison, filtrée par la vitre, et qui tombait sur son visage pourvu d’une barbe de trois jours. Il mit les mains dans ses poches, chercha une cigarette ou un porte-clefs pour occuper ses doigts, avant que s’ouvre le volet, en haut de la porte.
Encadrée dans le rectangle, elle plissait les yeux pour mieux le voir. Ils se mesurèrent ainsi un moment – de l’extérieur, de l’intérieur de la maison – jusqu’à ce qu’elle écarte son visage, sans manifester de surprise. Elle avait vieilli, il le vit en entrant. Elle s’était aigrie, il le sentit aussitôt.
— Tu n’as pas prévenu de ton arrivée, grogna-t-elle, à sa vieille façon râleuse, qu’autrefois il ne comprenait pas. Mais à présent, au bout de tant d’années, il avait appris à traduire en commentu-me-manquais, sois-le-bienvenu, quel-plaisir-de-te-voir, ou quelque formule de ce genre. Plus affectueuse, encore que maladroite.
Il l’embrassa, gêné. Ça n’était pas dans leurs habitudes, les contacts, les caresses. Il plongea, étourdi, en hâte, dans l’odeur connue – cigarette, oignons, chien, savonnette, crème de beauté et chair vieillie, de tant d’années de solitude. En le tirant par les oreilles, comme à l’accoutumée, elle l’embrassa sur le front. Puis l’entraîna par la main, vers l’intérieur.
— Tu n’as pas le téléphone, expliqua-t-il. J’ai décidé de te faire une surprise.
En allumant les lumières, un rien fébrile, elle l’entraînait de plus en plus vers l’intérieur. Il arrivait à peine à revoir l’escalier, la bibliothèque, le buffet, les cadres poussiéreux. La chienne se mit dans ses jambes, en aboyant doucement.
— Dehors! Belle, cria-t-elle en la menaçant d’un coup de pied. La chienne sauta sur le côté, et elle rit. – Suffit de la menacer, elle obéit. La pauvre, elle est presque aveugle. Inutile, galeuse. Elle sait que dormir, manger et chier, en attendant de mourir.
— Quel âge a-t-elle? demanda-t-il. C’était le meilleur moyen d’arriver au but: par les chemins de traverse, les questions banales. par delà les manières revêches, les fleurs violettes du peignoir.
— Est-ce que je sais, quinze ans? – Sa voix était rauque. – On dit que l’âge d’un chien, faut le multiplier pour sept.
Elle dressa un peu la tête, c’était sa manière:
— Ça fait dans les quatre-vingt-quinze, quoi.
Il posa sa valise sur une chaise de la salle à manger. Puis se frotta de nouveau les yeux. Et regarda alentour, comme s’il s’éveillait:
— Tu dis?
— Belle. Si c’était une personne, elle aurait quatre-vingt-quinze ans.
Elle rit:
— Plus vieille que noi, imagine. Vieille à faire peur. – Elle referma son peignoir sur sa poitrine, serra le col avec ses mains. Pleines de taches brunes, nota-t-il, comme des grains de beauté (ké-ra-to-se se dit-il en lui-même), avec un vernis quelconque sur les ongles des doigts jaunis par la cigarette. – Tu veux un café?
— Si ça ne te dérange pas – il savait que c’était toujours la bonne manière, la faire entrer en souveraine dans la cuisine, son royaume. Les mains dans les poches, il regarda alentour, appuyé à la porte.
Son dos, si voûté. Elle semblait plus lente, même si elle avait gardé sa vieille manière d’ouvrir et de fermer sans cesse les placards, de disposer les tasses, les cuillères, les serviettes, en faisant beaucoup de bruit et en l’obligeant à s’asseoir, tandis qu’il regardait. Les murs de la cuisine, tachés de graisse. La petite fenêtre basculante, vitre cassée. A la place de la vitre, elle avait posé un papier journal. «Le pays s’enfonce dans le chaos, dans l’insalubrité et la misère», lut-il. Et il s’assit sur une chaise en plastique, défoncée.
— Il est tout frais – et elle versa le café. – A présent je ne peux m’endormir qu’après en avoir bu un.
— Tu ne devrais pas. le café empêche de dormir.
Elle haussa les épaules.
— Des clous. Avec moi tout marche à l’envers.
La tasse jaune avait une tache brume au fond, et des bords ébréchés. Il remua son café, sans entraim. Et tout à coup, alors que ni l’un ni l’autre ne parlait, il voulut fuir. Comme lorsqu’on réenroule une cassette, tourner le dos, prendre sa valise, traverser la pièce, le couloir d’entrée, dépasser le chemin de gravier du jardin, se retrouver dans la petite rue aux maisons presque toutes blanches. Trouver un taxi, aller à l’aéroport, dans une autre ville, loin de Passo da Guanxuma, vers l’autre vie d’où il venait. Anonyme, sans liens avec le passé. Pour toujours, pour jamais. Jusqu’à la mort de l’un d’eux. Et il en eut peur. Et il la souhaita. Soulagé, honteux.
— Va te coucher, pria-t-il. Il est très tard. Je n’aurais pas dû arriver comme ça, sans prévenir. Mais tu n’as pas le téléphone.
Elle s’assit en face de lui, le peignoir bâilla. Parmi les fleurs violettes, il vit les innombrables plis de la peau, comme du papier de soie froissé. Elle cligna des yeux, tout en guettant son visage tandis qu’il avalait une gorgée de café.
— Qu’est-ce qu’il y a? demanda-t-elle, lentement. Et c’était le ton qui indiquait l’accès à un autre mode. Mais il toussa, baissa les yeux vers le dessir à losanges de la nappe. Rouge, vert. Froideur du plastique, fraises passées.
— Rien, maman. Rien du tout. J’ai eu le cafard, c’est tout. Subitement, j’ai eu vraiment le cafard. D’être loin de toi, d’un tas de choses.
Elle tira un paquet de cigarettes de la poche de son peignoir.
— Donne-moi du feu.
Il tendit le briquet. Elle lui toucha la main, un toucher rêcher de main tachée par la kératose sur ses blanches mains à lui. Caresse manquée:
— Il est joli, ton briquet.
— Il est français.
— A quoi il marche?
— Sais pas, au gaz. Comme la plupart briquets. Mais celui-là est transparent, dans les autres on ne voit rien.
Elle leva le briquet vers la lumière. Reflets d’or, éclat du liquide vert. La chienne se glissa sous la table, en aboyant doucement. Elle ne parut pas y faire attention, charmée par le liquide doré, sous le vert.
— On dirait la mer, sourit-elle. Elle tapota sa cigarette sur le bord de la tasse, lui tendit à nouveau le briquet. – Alors comme ça tu es venu me rendre visite? Très bien.
Il serra le briquet au creux de sa main. Tout chaud de sa main tavelée à elle.
— Oui, maman. J’avais le cafard.
Rire rauque:
— Le cafard? Tu sais qu’Elzinha n’est pas venue depuis plus d’un mois? Je pourrais bien mourir là-dedans. Toute seule. Le ciel m’en préserve. Elle le saurait même pas, sauf par le journal. Si jamais ça paraît dans le journal. Qu’est-ce que ça peut lui faire, ma vieille peau?
Il alluma une cigarette. Et toussa à la première bouffée.
— Moi aussi je vis seul, maman. Si je mourais, personne ne le saurait. Et ça ne serait pas dans le journal.
Elle tira une grande boufée. Puis souffla la fumée en ronds. Mais ne la suivit pas des yeux. Du bout de l’ongle, elle grattait une ébréchure au bord de la tasse.
— C’est le destin, dit elle. – ta grand-mère est mort toute seule. Ton grand-père est mort tout seul. Ton père aussi, tu te rappelles? Pendant ce week-end où j’étais à la plage. Il avait horroeur de la mer. Cette chose immense, qui fait peur, il disait. – Elle rejeta le bout de faïence couleur de terre. – Et sans le moindre petit-fils, sans petit-fils ni rien. Ce qu’il voulait le plus.
— C’est loin tout ça, maman. Oublie – il se redressa, le dos lui faisait mal. Non, résolut-il: dans ce trou, non. L’odeur, une semaine, les voisins qui téléphonent. Il passa les doigts sur les losanges fanés de la nappe. – Je me demande comment tu peux continuer à vivre seule ici. Cette maison est trop grande pour toi. Pourquoi ne vas-tu pas habiter avec Elzinha?
Elle fit mine de cracher, à demi cynique. Un cynisme de feuilleton télévisé qui n’allait pas avec le peignoir délavé aux fleurs violettes, les cheveux presque entièrement blancs, les mains tavolées de brum tenant une cigarette presque éteinte.
— Et supporter Pedro, avec sa folie des grandeurs? Pour l’amour du ciel, sauf si j’étais forcée. Il faudrait qu’ils me cachent les jours de visite, Dieu me garde. La vieille, la folle, la sorcière. La mégère reléguée dans la chambre de bonne, comme une négresse. – Elle tapota sa cigarette. – Et en plus, tu penses qu’ils me laisseraient emmener Belle avec moi?
Sous la table, en entendant son nom, la chienne aboya plus fort.
— C’est pas tout-à-fait comme ça, pas vrai, maman? Elzinha a les moyens. Et au fond Pedro est un brave type. Sauf que…
Elle fouilla dans les poches du peignoir. En tira des lunettes aux branches rafistolées avec du sparadrap, aux verres rayés.
— Laisse-moi te regarder mieux, dit-elle.
Elle ajusta ses lunettes. Il baissa les yeux. Dans le silence, il entendit te tic-tac de la pendule du salon. Un petit cancrelat raya de noir le blanc du carrelage dorrière elle.
(…)

___________________

Fonte: ABREU, Caio Fernando. Les Dragons ne connaissent pas le Paradis. Traduit du portugais par Claire Cayron et Alain Keruzoré. Paris, Editions Complexe, 1991, p. 7-14.

 

OS DRAGÕES NÃO CONHECEM O PARAÍSO

I

Linda, uma história horrível

Para
Sergio Keuchguerian

“Você nunca ouviu falar em maldição
nunca viu um milagre
nunca chorou sozinha num banheiro sujo
nem nunca quis ver a face de Deus.”
(Cazuza: Só as Mães são Felizes)

Caio Fernando Abreu

Só depois de apertar muitas vezes a campainha foi que escutou o rumor de passos descendo a escada. E reviu o tapete gasto, antigamente púrpura, depois apenas vermelho, mais tarde rosa cada vez mais claro – agora, que cor? – e ouviu o latido desafinado de um cão, uma tosse noturna, ruídos secos, então sentiu a luz acesa do interior da casa filtrada pelo vidro cair sobre sua cara de barba por fazer, três dias. Meteu as mãos nos bolsos, procurou um cigarro ou um chaveiro para poder rodar entre os dedos, antes que se abrisse a janelinha no alto da porta.
Enquadrado pelo retângulo, o rosto dela apertava os olhos para vê-lo melhor. Mediram-se um pouco assim – de fora, de dentro da casa –, até ela afastar o rosto, sem nenhuma surpresa. Estava mais velha, viu ao entrar. E mais amarga, percebeu depois.
— Tu não avisou que vinha – ela resmungou no seu velho jeito azedo, que antigamente ele não compreendia. Mas agora, tantos anos depois, aprendera a traduzir como que-saudade, seja-benvindo, que-bom-ver-você ou qualquer coisa assim. Mais carinhosa, embora inábil.
Abraçou-a, desajeitado. Não era um hábito, contatos, afagos. Afundou tonto, rápido, naquele cheiro conhecido – cigarro, cebola, cachorro, sabonete, creme de beleza e carne velha, sozinha há anos. Segurando-o pelas duas orelhas, como de costume, ela o beijou na testa. De pois foi puxando-o pela mão, para dentro.
— A senhora não tem telefone – explicou. – Resolvi fazer uma surpresa.
Acendendo luzes, certa ânsia, ela o puxava cada vez mais para dentro. Mal podia rever a escada, a estante, a cristaleira, os porta-retratos empoeirados. A cadela se enrolou nas pernas dele, ganindo baixinho.
— Sai, Linda – ela gritou, ameaçando um pontapé. A cadela pulou de lado, ele riu. – Só ameaço, ela respeita. Coitada, quase cega.. Uma inútil, sarnenta. Só sabe dormir, comer e cagar, esperando a morte.
— Que idade ela tem? – ele perguntou. Que esse era o melhor jeito de chegar ao fundo: pelos caminhos transversos, pelas perguntas banais. Por trás do jeito azedo, das flores roxas do robe.
— Sei lá, uns quinze. – A voz tão rouca. — Diz que idade de cachorro a gente multiplica por 7.
Ele forçou um pouco a cabeça, esse era o jeito:
— Uns noventa e cinco, então.
Ela colocou a mala dele em cima de uma cadeira da sala. Depois apertou novamente os olhos. E espiou em volta, como se acabasse de acordar:
— O quê?
— A Linda. Se fosse gente, estaria com 95 anos.
Ela riu:
— Mais velha que eu, imagina. Velha que dá medo. – Fechou o robe sobre o peito, apertou a gola com as mãos. Cheias de manchas escuras, ele viu, como sardas (ce-ra-to-se, repetiu mortalmente), pintura alguma nas unhas rentes dos dedos amarelos de cigarros. — Quer um café?
— Se não der trabalho – ele sabia que esse continuava sendo o jeito exato, enquanto ela adentrava soberana pela cozinha, seu reino. Mãos nos bolsos, olhou em volta, encostado na porta.
As costas dela, tão curvas. Parecia mais lenta, embora guardasse o mesmo jeito antigo de abrir e fechar sem parar as portas dos armários, dispor xícaras, colheres, guardanapos, fazendo muito ruído e forçando-o a sentar – enquanto ele via. Manchadas de gordura, as paredes da cozinha. A pequena janela basculante, vidro quebrado. No furo do vidro, ela colocara uma folha de jornal. País mergulha no caos, na doença e na miséria – ele leu. E sentou na cadeira de plástico rasgado.
— Tá fresquinho – ela serviu o café. – Agora só consigo dormir depois de tomar café.
— A senhora não devia. Café tira o sono.
Ela sacudiu os ombros:
— Dane-se. Comigo sempre foi tudo ao contrário.
A xícara amarela tinha uma nódoa escura no fundo, bordas lascadas. Ele mexeu o café, sem vontade. De repente, então, enquanto nem ele nem ela diziam nada, quis fugir. Como se volta a fita num vídeo-cassete, de costas, apanhar a mala, atravessar a sala, o corredor de entrada, ultrapassar o caminho de pedras do jardim, sair novamente para a ruazinha de casas quase todas brancas. Até algum táxi, o aeroporto, para outra cidade, longe do Passo da Guanxuma, até a outra vida de onde vinha. Anônima, sem laços nem passado. Para sempre, para nunca mais. Até a morte de qualquer um dos dois, teve medo. E desejou. Alívio, vergonha.
— Vá dormir – pediu. É muito tarde. Eu não devia ter vindo assim, sem avisar. Mas a senhora não tem telefone.
Ela sentou à frente dele, o robe abriu-se. Por entre as flores roxas, ele viu as inúmeras linhas da pele, papel de seda, amassado. Ela apertou os olhos, espiando a cara dele enquanto tomava um gole de café.
— Que que foi? – perguntou, lenta. E esse era o tom que indicava a abertura para um novo jeito. Mas ele tossiu, baixou os olhos para a estamparia de losangos da toalha. Vermelho, verde. Plástico frio, velhos morangos.
— Nada, mãe. Não foi nada. Deu saudade, só isso. De repente, me deu tanta saudade. Da senhora, de tudo.
Ela tirou um maço de cigarros do bolso do robe:
— Me dá o fogo.
Estendeu o isqueiro. Ela tocou na mão dele, toque áspero das mãos manchadas de ceratose nas mãos muito brancas dele. Carícia torta:
— Bonito, o isqueiro.
— É francês.
— Que é isso que tem dentro?
— Sei lá, fluido. Essa coisa que os isqueiros têm. Só que este é transparente, nos outros a gente não vê.
Ela ergueu o isqueiro contra a luz. Reflexos de ouro, o líquido verde brilhou. A cadela entrou por baixo da mesa, ganindo baixinho. Ela pareceu não notar, encantada com o por trás do verde, líquido dourado.
— Parece o mar – sorriu. Bateu o cigarro na borda da xícara, estendeu o isqueiro de volta para ele. — Então quer dizer que o senhor veio me visitar? Muito bem.
Ele fechou o isqueiro na palma da mão. Quente da mão manchada dela.
— Vim, mãe. Deu saudade.
Riso ronco:
— Saudade? Sabe que a Elzinha não apareceu aqui faz mais de mês? Eu podia morrer aqui dentro. Sozinha. Deus me livre. Ela nem ia ficar sabendo, só se fosse pelo jornal. Quem se importa com um caco velho?
Ele acendeu um cigarro. Tossiu forte na primeira tragada:
— Também moro só, mãe. Se morresse, ninguém ia ficar sabendo. E não ia dar no jornal.
Ela tragou fundo. Soltou a fumaça, círculos. Mas não acompanhou com os olhos. Na ponta da unha, tirava uma lasca da borda da xícara.
— É sina – disse. — Tua avó morreu só. Teu avô morreu só. Teu pai morreu só, lembra? Naquele fim de semana que eu fui pra praia. Ele tinha horror do mar. Uma coisa tão grande que mete medo na gente, ele dizia. – Jogou longe a bolinha com a pintura da xícara. — E nem um neto, morreu sem um neto nem nada. O que mais ele queria.
— Já faz tempo, mãe. Esquece – ele endireitou as costas, doíam. Não, decidiu: naquele poço, não. O cheiro, uma semana, vizinhos telefonando. Passou as pontas dos dedos pelos losangos desbotados da toalha. — Não sei como a senhora consegue continuar morando aqui sozinha. Esta casa é grande demais pra uma pessoa só. Por que não vai morar com a Elzinha?
Ela fingiu cuspir de lado, meio cínica. Aquele cinismo de telenovela não combinava com o robe desbotado de flores roxas, cabelos quase inteiramente brancos, mãos de manchas marrons segurando o cigarro quase no fim.
— E agüentar o Pedro, com aquela mania de grandeza? Pelo amor de Deus, só se eu fosse sei lá. Iam ter que me esconder no dia das visitas, Deus me livre. A velha, a louca, a bruxa. A megera socada no quartinho de empregada, feito uma negra. – Bateu o cigarro. — e como se não bastasse, tu acha que iam me deixar levar a Linda junto?
Embaixo da mesa, ao ouvir o próprio nome a cadela grunhiu mais forte.
— Também não é assim, não é, mãe? A Elzinha tem a faculdade. E o Pedro no fundo é boa gente. Só que.
Ela remexeu nos bolsos do robe. Tirou uns óculos de hastes remendadas com esparadrapo, lente rachada.
— Deixa eu te ver melhor – pediu.
Ajeitou os óculos. Ele baixou os olhos. No silêncio, ficou ouvindo o tic-tac do relógio da sala. Uma barata miúda riscou o branco dos azulejos atrás dela.
(…)

_________________

Fonte: ABREU, Caio Fernando. Os Dragões não conhecem o Paraíso. 2ª edição. São Paulo, Companhia das Letras, 1988, p. 13-18.



Voltar ao topo