ESCRITORES



O Vampiro de Curitiba





Autor: Dalton Trevisan
Título: O Vampiro de Curitiba, Le Vampire de Curitiba
Idiomas: port, fra
Tradutor: Genevieve Leibrich et Nicole Biros(fra)
Data: 28/12/2004

LE VAMPIRE DE CURITIBA


Sous le Point Noir


Dalton Trevisan

Le 23 juin, dans la nuit, Ritinha da Luz, seize ans, célibataire, bonne ménagère, se dirige en sortant de son travail vers la maison de sa soeur Julieta, derrière le Pont Noir. Sur la ligne de chemin de fer elle est assailie par quatre individus, bientôt rejoints par deux autres. Elle est violée par chacun à tour de rôle, puis abandonnée parmi les buissons. Ses pleurs attirent un gendarme qui l’amène au commissariat.
La gamine n’a jamais vu ces hommes et ne sait à quoi attribuer cette attaque. Elle ne sait pas non plus qui l’agresse et la culbute le premier, après lui avoir couvert la tête. Traînée par terre elle ressent de vives douleurs dans la poitrine et les parties. On lui enjoint de ne pas crier au secours, on la frappe sauvagement. Elle porte une jupe de soie noire et un corsage rouge en jersey, tous deux maculés de boue. Sur le corps, outre de nombreuses blessures, elle a des feuilles mortes, des brins d’herbe et de la boue. Il est alors environ dix ou onze heures.
Miguel X, quarante ans, marié, chauffeur de locomotive, quitte son service à dix heures et demie. En traversant les rails de chemin de fer, il aperçoit trois soldats et une femme dans une atttitude suspecte. Il ressent un grand désir de pratiquer l’acte sexuel. Il s’approche du groupe et, aidé par les soldats, il empoigne l’inconnue, lui retire ses vêtements et a des rapports avec elle de force. Il la jette à terre et, pour étouffer ses cris, il recouvre son visage avec sa vest de mécanicien. Repu, il aide les soldats à abuser de la fille à tour de rôle, ils sont observés à distance par plusieurs curieux dont deux usent également de la petite négresse.
Repenti de sa mauvaise action, Miguel offre d’épouser la gamine dont il apprend qu’elle s’appele Ritinha au commissariat seulement, il l’épousera, dit-il, dès qu’il aura fait des démarches pour divorcer car pour l’instant il est marié.
Nelsinho X, mineur, treize ans, lycéen, est en train de bavarder sous le Pont Noir dans la nuit du 23 avec son cousin Silvio et deux autres garçons, quand il aperçoit trois soldats et un civil qui attaquent une petite négresse, laquelle est culbutée à terre et possédée incontinent par le civil qui lui a recouvert la tête d’une veste à cause des cris. Nelsinho s’approche avec une certaine méfiance. Après le civil, c’est au tour des trois soldats puis, enfin, à Nelsinho, suivi d’Antonio.
Le divertissement épuisé, ils rentrent chez eux satisfaits quand, sur le chemin, ils sont arrêtés et conduits au commissariat. Nelsinho se dit perturbé et attribue sa conduite à son jeune âge, des actions comme celle qu’il vient de commettre ne peuvent que gâcher l’avenir d’un jeune.
Alfredo X, vingt ans, célibataire, soldat, se trouve cette nuit-là sous le Pont Noir, en compagnie de ses collègues, Pereira et Durval. Au bout de quelques instants Durval aborde une jeune fille avec laquelle il plonge dans les buissons les plus proches. Alfredo et Pereira prennent bientôt la relève de leur camarade et, l’un après l’autre, ils jouissent de la fille. Ils sont sur le point de quitter les lieux quand un individu se présente, qui déclare être le surveillant du chemin de fer et exige en échange de son silence qu’on l’aide à maîtriser la gamine. Ils la traînent dans un endroit écarté d’où personne ne pourra l’entendre crier. Arrivent ensuite deux jeunes garçons, dont l’un de treize ans, qui, aidés par tous les autres, abusent de la petite négresse. Comme il est tard, Alfredo regagne la caserne avec ses camarades. C’est le lendemain seulement, en recevant un ordre de comparaître au commissariat, qu’il apprend que l’affaire a mal tourné.
Durval X, dix-neuf ans, célibataire, soldat, se trouve avec deux amis à proximité du Pont Noir où il attend que passe une femme avec qui passer la nuit. Une fille apparaît et il l’emmène dans les buissons, ses cheveux blonds et ses yeux bleus ayant plus à la gamine. Ses copains s’approchent et, l’un après l’autre, ils abusent de la petite.
Soudain surgit un paroissien mal embouché qui déclaire être le surveillant du chemin de fer et qui tient, lui aussi, à participer aux réjouissances, au grand déplaisir de la fillette que le nez épaté du quidam, sa moustache, clairsemée et ses dents gâtées n’emballent pas du tout. Ils traînent la petite négresse là où on ne pourra pas l’entendre crier. Surviennent alors deux jeunes garçons que tous les autres aident à se servir à satiété. Leur appétit assouvi, Durval et ses collègues regagnent leur caserne.
Pereira, dix-huit ans, célibataire, soldat, se trouve à dix heures du soir sur le Pont Noir avec ses collègues Alfredo et Durval, quand arrive la jeune fille. L’un d’eux s’exclame : oh, la jolie brune ! Elle s’arrête pour demander ce qu’il a dit. Ils commencent à bavarder, Alfredo invite la fille à coucher avec lui. Elle répond : toi le bolnd, tu peux toujours attendre. Elle ne couchera avec personne, mais s’il veut, il peut lui faire un bout du conduite. Alfredo part avec elle, suivi à quelque distance par les autres. Arrivés au mur du chemin de fer, ils s’arrêtent net. Ils se sont mis d’accord entretemps et pénètrent dans les fourrés. Elle réclame de l’argent, les hommes ne peuvent la payer, ils n’ont pas un sou en poche. Ils sortent du bois quand ils tombent sur le surveillant du chemin de fer : puisque tu as été avec les troufions, tu dois aller avec moi maintenant. La fillette rétorque : tu t’es pas regardé, vieux puant, fiche le campe.
Pas contente, le moricaud insiste pour avoir sa part de la fillette mais elle le repousse. Le type la culbute dans l’herbe et lui serre le cou, elle pleure et crie comme un putois.
Silvio X, mineur, quinze ans, se trouve avec son cousin Nelsinho sous le Pont Noir, quand il voit une fillette arriver. Des soldats envoient quelques plaisanteries à la fille. L’un d’eux l’invite à le suivre dans une chambre, elle répond que c’est meilleur au grand air. Ils se dirigent tous vers les champs. C’est alors qu’apparaît un civil qui insiste pour abuser de la jeune fille.
Le long de la voie du chemin de fer, Miguel tombe sur une petite grue en train d’avoir des rapports sexuels avec trois soldats. Il a aussitôt envie de participer à ce divertissement et il fait des propositions à la femme. Celle-ci le blesse dans sa fierté de mâle en le traitant de maquereau, d’indic, de cocu. Indigné, il décide de prouver qu’il est un homme. Il l’attrape avec l’aide des soldats mais n’est pas en mesure de consommer l’acte, vu son état de nervosité. Les soldats ont bâillonné la fille pour étouffer ses cris.
Le premier à posséder la gamine est Durval. Alfredo est le deuxième, Pereira le troisième, le mineur Nelsinho le quatrième et lui, Miguel, le cinquième. Ritinha s’est soumise librement et spontanément au désir des autres, quand son tour à lui, Miguel, est arrivé, elle a voulu se refuser, alors, pour ne pas perdre la face devant la famille, il a dû l’immobiliser de force.
Sous le Pont Noir Ritinha pleure. Elle ne sait pas qui l’a brutalisée ainsi, un des soldats lui ayant enfoui la tête sous sa tunique. Le jeune José qui a assisté à toute la scène de loin, donne leur signalement. Cela fait quinze jours que le père de Ritinha est mort d’une tumeur au ventre. Cela fait un mois qu’elle a été déflorée par un soldat blond répondant au nom d’Eusebio.
La maison est en bois peint de couleur jaune. La patronne est une grosse dame brune de petit taille. Ritinha fait le ménage et la lessive, elle est bonne à tout faire. Le mari de la patronne s’appelle Arthur. Ritinha s’occupe aussi de la petite fille du couple. Quand l’enfant pleure, Ritinha la suspend la tête en bas, comme ça la petite perd le souffle et se tait. La patronne lui a donné une paire de vieux souliers et lui a vendu deux robes dont le prix a été décompté de ses gages.
Ritinha ne demande pas d’argent aux trois soldats, elle trouve l’un d’eux si sympatique, celui aux cheveux bonds. Le surveillant de chemin de fer arrive et leur dit de sauter par-dessus le mur, c’est interdit de traverser le rails. Ritinha escalade le mur, suivie des quatre hommes, devenus bientônt six ou sept. La fillette se met à pleurer, attirant ainsi le jeune José qui regarde la scène de loin.
Les hommes la culbutent de l’autre côté du mur. Ils usent d’elle tout leur content, puis ils la plantent là, la poitrine et le sexe blessés. Un garde civil la découvre, gémissant de froid et douleur.
En passant sous le Pont Noir, le garde civil Leocadio aperçoit une petite négresse qui pleure.
(…).

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Fonte : TREVISAN, Dalton. Le Vampire de Curitiba. Traduit par Geneviève Leibrich et Nicole Biros. Paris : A.M. Métailié, 1985. p. 32-36.

 

 

O VAMPIRO DE CURITIBA


Debaixo da Ponte Preta


Dalton Trevisan

Na noite de vinte e três de junho, Ritinha da Luz, com dezesseis anos, solteira, de prendas domésticas, ao sair do emprego, dirigiu-se à casa de sua irmã Julieta, residente atrás da Ponte Preta. Ia a atravessar a linha do trem, quando foi atacada por quatro ou cinco indivíduos, aos quais se reuniram mais duas pessoas. Foi então violada por um de cada vez e abandonada entre as moitas. Seu choro atraiu um guarda-civil, que a conduziu até a delegacia de plantão.
A menina nunca tinha visto os homens e não sabia a que atribuir o assalto. Informou que, há cerca de um mês, não era mais virgem. Não sabia qual deles foi o primeiro, pois agarrada e derrubada, teve a cabeça coberta por um paletó. Arrastada que foi pelo chão, estava sentindo fortes dores nos seios e outras partes. Além disso, foi barbaramente espancada, a fim de que não gritasse por socorro. Apresentou-se com saia de seda preta e blusa encarnada de malha de algodão, ambas manchadas de lama. No corpo, além de muitas feridas, encontravam-se folhas secas, barro e grama verde. A hora devia ter sido lá pelas dez ou onze.
Miguel de Tal, com quarenta anos, casado, foguista, largou o serviço às dez e meia e, ao atravessar a linha de ferro, avistou três soldados e uma dona em atitude suspeita. Sentiu um tremendo desejo de praticar o ato com a desconhecida. Sem titubear, aproximou-se dos outros e, vendo que a sua vontade poderia ser satisfeita, agarrou a mulher ajudado pelos soldados, retirando a roupa da mesma e mantendo relação com ela, embora à força. Derrubou-a no chão e, para evitar os seus gritos, tapou-lhe o rosto com o casaco de foguista. Satisfeito, auxiliou os demais soldados que, cada um por sua vez, mantiveram contato com a moça, assistidos à distância por alguns curiosos, até que dois deles destacaram-se do grupo e também se aproveitaram da negrinha.
Miguel está inteiramente arrependido do mau gesto e, para provar o que diz, oferece-se a casar com a mesma, cujo nome desconhecia e só na delegacia soube chamar-se Ritinha, isto é, tão logo apronte os papéis do desquite, pois de momento é casado.
Nelsinho de Tal, menor, com treze anos, estudante, na noite de vinte e três, achava-se conversando debaixo da Ponte Preta com seu primo Sílvio e dois rapazes, quando divisou três soldados e um paisano atacando uma mulher, a qual foi atirada ao chão, em seguida desfrutada pelo civil, e por causa dos gritos e protestos, sua cabeça estava coberta com um casaco. Vendo o sucedido, Nelsinho chegou-se meio desconfiado, pensando em aproveitar a situação. Depois do paisano, foi a vez dos três soldados e, afinal, a dele, que foi seguido de Antônio.
Acabada a brincadeira, voltavam satisfeitos para casa quando, alguns quarteirões adiante, foram presos e conduzidos à delegacia. Nelsinho não conhece a sua vítima e está contrariado com o que fez, atribuindo sua atitude à pouca idade que tem. Acredita que tal não mais acontecera, pois atitudes como a que praticou apenas servem para estragar o futuro de um jovem.
Alfredo de Tal, com vinte anos, solteiro, soldado, achava-se à noite, em companhia dos colegas Pereira e Durval, debaixo da Ponte Preta, à espera de alguma mulher para com ela pernoitar. Após algum tempo, Durval abordou uma menina, com, quem se dirigiu a um mato próximo da linha férrea. Logo Alfredo e Pereira seguiram o companheiro e, um depois do outro, desfrutaram a rapariga. Prestes a partirem, surge um indivíduo, que se apresentou como guardião da estrada e, em troca do seu silêncio, exigiu que eles segurassem a moça, enquanto iria manter relação com ela. Então a arrastaram para outro lugar, mais distante e escondido, onde não pudessem escutar os seus gritos. Chegaram mais dois rapazes, um deles de uns treze anos e, ajudados por todos, também se aproveitaram da negrinha. Como era tarde, Alfredo retirou-se com os colegas para o quartel. Só na manhã seguinte soube da confusão em que estava metido, em vista da ordem que recebeu para comparecer à delegacia.
Durante a brincadeira, Alfredo retirou a túnica, em vista de estar suja de barro, voltando a colocá-la nas imediações do quartel.
Durval de Tal, com dezenove anos, solteiro, soldado, achava-se à noite com dois amigos, perto da Ponte Preta, onde esperava alguma mulher, para com ela passar a noite. Apareceu uma fulana, desconhecida sua, com quem depois de alguma conversa foi para o mato, pois a mesma gostou de seus cabelos loiros e seus olhos azuis. Aproximaram-se os dois colegas, sendo que um de cada vez desfrutou a pequena.
De repente surgiu um cidadão de maus bofes que, intitulando-se guardião da estrada de ferro, demonstrou grande interesse em participar da festinha, para desgosto da menina, que não se agradou do seu nariz chato, bigode ralo e dentes estragados. Puxaram então a vítima para lugar mais afastado, onde seus gritos não fossem ouvidos, havendo o civil tapado a boca da menina com o paletó. Logo chegaram dois rapazes de pouca idade que, auxiliados por todos, a seguir se aproveitaram da pequena. Satisfeitos, retiraram-se Durval e os colegas para o quartel, sem ser incomodados.
Pereira, com dezoito anos, solteiro, soldado, encontrava-se às dez da noite, na Ponte Preta, com seus colegas Alfredo e Durval, quando por ali passou a menina, tendo exclamado Alfredo: “Que morena linda”. A qual parou e perguntou o que ele havia dito. Começaram a conversar e Alfredo convidou-a para dormirem juntos. Ela respondeu: “Este louro tem tempo” e que não ia dormir com ninguém, mas ele podia acompanhá-la. Alfredo saiu com ela, seguidos pelos outros à distância de uns quinze metros. No fim do muro da estrada de ferro, estacaram. Feita a combinação, entraram no mato. Ela quis dinheiro, mas não a puderam pagar, pois estavam de bolsos vazios. Iam saindo do campinho, quando chegou o guarda da estrada, dizendo: “Já que você foi com os praças, tem de ir comigo também”. A mocinha respondeu: “Olha o azar” e “Sai, fedor”.
O guarda, que era morenão enferruscado de cabelos crespos e bigode ruivo, insistiu em desfrutar a menina, sendo repelido. Foi então derrubada no chão. O tipo apertou-lhe o pescoço arrastou-a pelo campo, enquanto ela chorava e se descabelava de gritar.
Sílvio de Tal, menor, com quinze anos, estava com o primo Nelsinho debaixo da Ponte Preta e bem viu quando a menina passou por ali. Os soldados disseram algumas gracinhas. Um deles a convidou para ir a um quarto, ela respondeu que no campinho era melhor. Foram todos para o campinho. Até que apareceu um paisano, insistindo em abusar da menina. Sílvio escutou o alarido da mocinha. Ressabiado, achegou-se com o primo e ficaram observando de longe o quadro.
A caminho do depósito de locomotivas, ao longo da estrada de ferro, Miguel deu com três soldados e uma vagabunda, que com eles mantinha relação. Vendo aquele quadro, sentiu grande vontade de participar da brincadeira e aproximou-se do grupo, propondo o negócio para a mulher. Esta ofendeu-lhe os brios de homem, injuriando-o de “Cafetão, alcagüete e corno manso”. Indignado com tais ofensas, dispôs-se a provar que era homem. Segurou-a com o auxílio dos soldados, mas não levou o ato a efeito, por ter-lhe faltado energia, em vista do seu estado nervoso. Foram os soldados que taparam a boca da menina a fim de abafar os seus gritos.
O primeiro a desfrutar a mocinha foi Durval, o segundo foi Alfredo, o terceiro foi Pereira, o menor Nelsinho foi o quarto e ele, Miguel, foi o quinto. Ritinha submeteu-se de livre e espontânea vontade ao desejo dos outros, quando chegou a vez de Miguel ela quis se negar, sendo obrigado a agarrá-la à força, para não ficar desmoralizado como homem e perante a família.
Ritinha estava chorando debaixo da Ponte Preta. Não sabia quem lhe havia feito mal, pois um dos soldados lhe tinha enfiado a túnica na cabeça. Eles foram então apontados pelo moleque José que, de longe, viu tudo. Fazia quinze dias que o pai de Ritinha falecera no hospital, de um tumor na barriga. Foi deflorada há um mês atrás por um soldado loiro de nome Euzébio.
A casa onde está empregada é uma casa de madeira pintada de amarelo. A patroa é uma senhora gorda, baixa e morena. Ritinha limpa a casa, lava a roupa e faz todo o serviço. O marido da patroa chama-se Artur. Ela tem de tomar conta da filhinha do casal. Quando a criança chora, suspende-a pelas pernas, de cabeça para baixo, então a pestinha perde o fôlego e fica quieta. A patroa deu-lhe de presente um par de sapatos velhos e vendeu-lhe dois vestidos usados, que descontou de seu ordenado.
Ela não pediu dinheiro aos três soldados, por que tinha achado um deles muito simpático, de cabelo bem loiro. Foi quando chegou o guardião e disse-lhe que pulasse o muro, pois no campinho da estrada de ferro era proibido passar. Ritinha saltou o muro e, atrás dela, os quatro homens, que depois eram seis ou sete. A menina se pôs a gritar, o que atraiu o moleque José, que ficou espiando de longe.
O guarda mal encarado bradou: Você tem de conhecer homem senão eu te mato. Primeiro foi o Durval, depois o Alfredo, agora é a vez do Pereira, então é a minha vez, ôba, ôba! Ritinha começou a gritar e quis correr, mas foi agarrada pelos braços e pernas.
Os tais a derrubaram do outro lado do muro. Fizeram dela o que bem quiseram e foi largada ali bastante ferida no seio e nos quadris, até que o guarda-civil a encontrou, gemendo de frio e de dor.
O guarda-civil Leocádio, ao passar debaixo da Ponte Preta, viu uma negrinha chorando.
(…).

 

 

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Fonte: TREVISAN, Dalton. O Vampiro de Curitiba. Rio de Janeiro: Civilização Brasileira, 1965. p. 52-56.



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