ESCRITORES



O Tempo das Frutas





Autor: Nélida Piñon
Título: O Tempo das Frutas, Le temps des fruits
Idiomas: port, fra
Tradutor: Violante do Canto et Yves Coleman(fra)
Data: 29/12/2004

LE TEMPS DES FRUITS

FLEUR ÉPHÉMÈRE

Nélida Piñon

 

Son inconsistance était ativique– la sûre orientation du sang de ses ancêtres. Au milieu d’une lucidité de cristal, la douceur de ses pas parcourant ciel et terre, telle était sa façon d’être, ses élans désordonnés. Les admonestations de ses amis la désorientaient et elle riait aux éclats devant les pierres, qu’elle trouvait cocasses. Elle allait jusqu’à les déchiffrer, à démonter des secrets, maintenant qu’elle avait acquis depuis peu le don de la parole. Jouer à cachecache en émerveillant les hommes la divertirait. Ils devraient se mettre à sa recherche, chaque fois qu’ils la sentiraient perdue. Plaisante était l’agression qu’ils commettaient contre elle, pour qu’elle vibrât et prît conscience d’elle– même. D’une façon ou d’une autre elle recollait les morceaux casses et mettait une robe neuve, brillant à la lumière du jour.
Certains soirs, devant le miroir, elle regardait son corps jusqu’à se réjouir de son bien– être et de ses sensations. Son visage ne rougissait pas à la pensée qu’elle serait un jour émerveillée par les investigations minitueuses et exaltées de la chair. Elle éclairait ainsi une zone qu’elle avait toujours imaginée sombre et immonde. Et, dominant ce miracle, elle courait sur la plage, les sables avançaient au gré du vent.
Assise sur une pierre, elle se dit: Maintenant je peux décrypter n’importe quelle attente. Et elle eut mal au ventre, comme lorsqu’elle mangeait trop de chocolat, ou lorsque s’étaient produits les premiers changements dans son corps, l’effroi face à cette abondance de sang inattendue et aussitôt après la conscience qu’elle devenait femme. Elle devint délurée et effrontée devant ces nouvelles richesses. Se mettant à deviner les réponses, elle apprenait et respirait soulagée.
Les hommes passaient devant elle en pensant: comme c’est chouette, une fille si jeune, et toutce que je posséderai chez elle, parce qu’il y en aura bien une qui m’attendra pour que je la conduise vers de verts pâturages, et même si ce n’est pas cette fille, mais une autre, je commence déjà à en jouir, et ce sera possible tant que je vivrai.
Elle se lassa de la glacê qu’elle mangeait. Mais elle devait lutter, parce que le soleil brillait encore. Près d’elle glissaient de petites bêtes, choses nerveuses protégées par une coquille, lassant une trace brillante sur leur passage. Elles étaient si amusantes mais l’étonnaient plus qu’elles ne lui tenaient compagnie. A n’importe quel moment elle pourrait découvrir en elles un monde que son savoir rudimentaire devrait définir. Elle attrapa un colimaçon, elle avait envie d’y enfoncer sa langue. Mais, envahie par l’impudeur de la petite créature tellement prisonnière d’elle– même qu’elle s’était précipitée et perdue, échappant ainsi à l’ordre de son espèce et de son mystère, la jeune fille parvint à comprendre cette ruse. Tout en désirant enfoncer sa langue dans la petite ouverture du colimaçon, elle craignait d’aller à la recontre de cette chose molle, de briser son secret, de boulever cette chose molle, de briser son secret, de bouleverser sa fragilité, cette façon inconséquente d’écarter les jambes sans pouvoir réagir, de se laisser emporter par le flux de la vie.
Elle craignit alors que, pour elle aussi, lorsque l’heure serait venue, rien ne s’opposât jamais à son obligation de créer toutes choses, même les choses perdues sans raison d’être, dont la cause est indéfendable.
Par la suite, d’autres hommes, différents des premiers, essayèrent de se livrer à des initiatives plus hardies, assauts ayant pour but de mettre sous leur joug les femmes légères ou sérieuses qui, au printemps, se laissent protéger après avoir fait leur miel de douceurs rares.
– Je m’appelle Pedro.
Effronté, il s’assit à côte d’elle, remuant la terre, feignant l’embarras, l’attention dispersée. La jeune fille, passant d’une Pierre plus haute à une Pierre plus basse, ne dit rien. Dédaigneux, le garçon, protege par la fumée de as cigarette, cria:
– Et toi, comment tu t’appelles?
Un peu sorcière, elle retórqua:
– Une jeune fille n’a pas de nom.
Tel un cavalier serein malgré la nervosité de sa monture, détenteur de principes et d’épées incandescentes, il lui répondit:
– A partir de maintenant si tu n’as pas de nom, tu as un mâitre.
Ensuite, elle rangea sa maison et s’occupa de la végétation sauvage; elle décorait la table pour rendre hommage à la vie. Elle nettoyait délicatement les objets. Jusqu’au moment où elle tomba enceinte et embellit, en proie à la violemce de ce qui poussait en elle. En ressentant ces effets, elle n’avait pas bien compris, car elle était un peu simple, si grande était sa pudeur. Chaque jour, le jeune homme envahissait la maison, perdant peu à peu ses égards et son respect. Assis sans gêne dans le fauteuil, il s’étirait, ensuite il l’entraînait vers le lit. La jeune fille se laissait faire, miirritée, mi–subjuguée. C’était devenu une habitude: l’homme lui ôtait toute volonté et toute élan. L’orientation de sa nature se définissait mal.
Ils vécurent ainsi jusqu’au jour où l’enfant naquit. Solide et audacieux comme son perè, ils s’épanouissait sans que s’instaurât en lui une beauté qui s’altérait aussitôt après. Le jeune perè décida de disparaître, et l’on ne retrouva jamais sa trace. Ce qui troubla profondément la jeune fille. Bien qu’elle ne rêvât plus de trajectoires aussi extravagantes, elle continuait à regarder les étoiles, avec la même intensité. Elle pressentait vaguement que n’importe quelle affection la libérerait et la réconforterait, lorsqu’elle disposerait de la farine qui ennoblit l’homme, agrémentée d’un ferment délicat. Elle se consacra à de petits détails que la mémoire fait enter doucement dans l’esprit, jusqu’au moment où elle se sentit épuisée. Alors seulement elle prit un peu de repos. Pour s’unir à un nouveau compagnon, au lit et à table.

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Fonte: PIÑON, Nélida. Temps des fruits. Traduit du brésilien par Violante do Canto et Yves Coleman. Paris: Des femmes, 1993. p. 37-41.

TEMPO DAS FRUTAS

BREVE FLOR

Nélida Piñon

 

A sua inconsistência era a raça. A segura orientação do sangue. No meio da lucidez de cristal, a suavidade dos seus passos percorrendo céu e terra, tal o seu arcabouço, o ímpeto desgorvenado. Perdera o rumo entre admoestações dos amigos, e gargalhava solitária entre a graça das pedras. Até decifrá-las, desmanchar segredos, agora que recente adquirira o dom das palavras. Brincar de esconder deslumbrando os homens, seria o seu gracejo. Haveriam de procurá-la sempre que a pressentissem perdida. Engraçada era a ofensa, que sobre ela cometiam, para que vibrasse, e desse acordo de si. De um jeito ou do outro, emendava os destroços e punha vestido novo, brilhando a luz do dia, a tessitura da sua matéria.
Em certas noites, bem diante do espelho, afugentava a descoberta do corpo. Olhava até desfrutar, do conforto e da sensação. Não corando o rosto por pensar que ainda viria a se deslumbrar quando dos exames minuciosos e exaltados da carne. Assim, clareava uma zona sempre imaginada escura e imunda. Dominando o milagre, corria pela praia, as areias avançavam na medida do vento, fazendo cócegas que sempre irritam, embora a inocência.
Sobre uma pedra pensou: agora posso decifrar qualquer espera. E teve dor de barriga, como quando comia chocolate em excesso, ou como quando se deu a primeira modificação de seu corpo, alterando seus fluxos sanguíneos, o susto daquela abundancia inicial perturbando-a, a compreensão de se fazer mulher. Após o entendimento, ficou esperta e atrevida diante do exagero dos recursos recebidos. Adivinhando dispensava resposta, até aprender e respirar.
Passavam os homens pensando, como é bom uma mulher tão moça, aquilo que nela ou numa outra que surgirá sem dúvida eu dominarei, porque hei de possuir quem me aguarda para se fazer conduzir aos verdes campos, e não sendo esta moça uma outra nela já desfruto, enquanto eu viver.
Tomando sorvete cansou-se. Embora a sua coragem de continuar, porque o sol ainda brilhava. A companhia dos pequenos bichinhos, coisas nervosas protegidas por uma casca, e deixando lastro, molécula que se descobre pelo brilho. Tão engraçados, e mais do que companhia ofereciam-lhe espanto, a qualquer momento descobriria um mundo imediato, surgido e acabado pela sua precária ciência, que tudo adivinha.
Apanhou um caramujo, com vontade de enfiar dentro a língua, na restrição daquela abertura, provar o sabor e graça. De repente invadida pela torpeza do pequeno animal e compreender sua artimanha, escondido lá dentro, tão preso em si mesmo que se arrebatou e foi perdido, já fugindo à ordem da sua espécie e do seu mistério. E a menina querendo por a língua temia o encontro, da língua e a coisa mole a se desfazer, até que quebrasse ela o segredo, arrebatando a fragilidade do bichinho, a secura íntima de quem inconseqüente abre as pernas, sem seleção, engolfadas no fluxo vital dos recursos estranhos.
A moça teve medo de que tendo chegado a hora, jamais se impedisse a obrigação de procriar, coisas melhores e mais sérias, ou coisas perdidas que não cedem ante a vigência da graça e do seu capricho, que é também perfeição.
Atirou longe o animal, a sua verdade, após o amadurecer necessário da sua raça inconsciente. Depois, outros homens diferentes dos primeiros, ensaiaram iniciativas mais atrevidas dispostos aos avanços que disciplinam as raças. Como se empreendessem tarefas que dominam mulheres vagas e circunspectas. Que na primavera se deixam amparar, por qualquer domínio, após armazenarem em mel a virtude os doces e paladares raros.
Pedro é meu nome, disse-lhe um, e atrevido aguardava a queda das frutas. Mexendo na terra, fingindo embaraço, atenção dispersa, sentou-se a seu lado. A moça, mudando de pedra, da mais alta para a mais baixa, nada disse. Desdenhoso o rapaz fumou um cigarro, protegido pela fumaça gritou, e o seu, como é? Feiticeira ela disse: uma moça não tem nome. Como um cavalheiro sereno com as inquietações do seu cavalo, cheio de regras e espaldas incandescentes, respondeu-lhe: de agora em diante se você não tem nome, já tem dono.
Depois, ela arrumou a casa, cuidou dos vegetais selvagens, enfeitava a mesa para consagrar a vida. Delicada com a limpeza dos objetos. Até que ficou grávida e bonita, a violência do crescimento. Mal percebera porque era simples, sentindo os seus efeitos, e tal a sua modéstia. Diariamente o rapaz ocupava a casa, perdendo cerimônia e graduação do respeito. Esfregava-se abusado pela poltrona, após o que a arrastava para a cama. A moça, ainda deslumbrando-se, deixava-se ir, entre irritada e exaltada. Tendo-se tornado um hábito, extraía-lhe o homem à vontade e o ímpeto. Mal se definiam as orientações da sua natureza.
E assim iam-se pondo até que a criança nasceu. Forte e atrevido como o pai, desabrochando contínuo sem que nele se estabelecesse uma beleza que logo a seguir não se alterasse. Resolveu o rapaz desaparecer, sem que jamais o encontrassem de novo. O que perturbou a moça profundamente. Embora passasse a dispensar trajetórias tão violentas, continuava olhando estrelas, a mesma intensidade. Precariamente intuía a liberdade de qualquer estima que haveria de confortá-la, disporia de farinha que enobrece o homem após a mistura delicada de algum fermento. Só então repousou um pouco. Para unir-se na cama e na mesa a um novo companheiro.
A princípio a estranheza, as hesitações de um outro corpo, a imposição de outros hábitos. Aquele riso amarelo e deslumbrado que sempre dominava o homem mesmo fazendo amor, como se também isto fosse parte do rito. Após o que, seus dentes foram caindo de tanto que se exibiram, e descobriu-se a moça unida a um velho que além de feio também impunha-lhe a sordidez da sua carne agora relaxada. Embora com dificuldade expressasse o nojo, a visão daquelas gengivas, mal agüentava o vômito, a penúria de um convívio intenso. Corria para o banheiro e ali desfazia-se abundante atrás da esperança, após a abolição de tantas coisas. Ainda assim era maciça a presença do homem, ocupando além de seu corpo, toda a casa, a cobiça do ouro na sua cara. Um dia pegou o filho já bem crescido e abandonou a casa. Afastando-se da cidade à medida que se transferia de tantos abrigos, a força de novas perturbações. Pois perdera as noções essenciais do convívio, e pretendendo gentileza descontrolava-se a toa, no tormento de querer bem viver.
Quando um outro homem a escolheu, como se escolhe leviano o que se dispõe em seguida a jogar fora. E ela aceitou confundida. Foi criar galinhas, sadia e matutina, cuidar das vacas, teimosa ficando as mãos nos ubres fartos, até sua vida modificar-se, como também o cheiro de sua pele. Ainda assim seguia a trajetória da estrela, e o seu falso brilho, como se a liberdade se experimentasse deste jeito, pelo seu excesso. Todas as manhãs friccionava as vacas, após o homem ter-lhe friccionado o corpo. Iludida de que repousaria quando ficassem velhos. Como isto demorava, e o filho crescia rápido e exagerado, a mulher hesitava diante da inovação daquele mundo que se desligara do seu ventre, marginal e operante. A luta parecia dura e brava.
Um dia, arrastando o filho, foram à cidade, depois de uma longa ausência. Delicados contemplavam a passagem épica dos homens. E tomaram sorvete, que ela tanto gostava, capitulando na apreciação vital de cerrar os olhos e gozar, o deslize da língua sem exigências maiores. Como se ao menino ensinasse futuros procedimentos quando se invade a área do prazer. E se o menino imitava a mãe, era porque fazia-lhe bem a intimidade daquela cara, que se tornara uma poderosa aparência e por dever descobrir uma expressão que nele também acusasse o gozo que haveria de sentir quando, mesmo descuidado, não conseguiria poupar seu corpo das necessárias exibições. Depois, forma outras coisas, sórdidas e coloridas, que alcançam fundo.

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Fonte: PIÑON, Nélida. Tempo das frutas. Rio de Janeiro: José Álvaro, 1979.



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